Toyota a longtemps affirmé que les hybrides constituaient le meilleur lien entre les véhicules à combustion interne et les véhicules à pile à combustible à hydrogène, alors que la plupart des concurrents ont misé sur les véhicules électriques à batterie.
Un dirigeant de Toyota décrit enfin la logique qui a sous-entendu la décision de l’entreprise en matière de véhicules électriques.
Toyota ne vend pas un seul véhicule entièrement électrique aux États-Unis, sa seule implication étant la pile à hydrogène de la Toyota Mirai (futur). Chez Toyota, on a indiqué avoir un projet en collaboration avec Mazda en matière d’électrification, mais que l’on demeure jusqu’à présent engagé dans des voitures hybrides essence/électricité. Pourquoi se limiter à cette production alors que l’on assiste à l’enthousiasme de Tesla et des manufacturiers automobiles pour construire des véhicules électriques? Pourquoi Toyota ne joint-elle toujours pas la concurrence?
Lors du salon de l’auto de Genève en 2019 , Gerald Killmann, vice-président de la recherche et du développement pour l’Europe, nous a expliqué la raison pour laquelle le constructeur n’avait pas adopté les véhicules électriques: la capacité de production de batteries. À l’heure actuelle, Toyota peut produire suffisamment de batteries pour alimenter 28,000 véhicules électriques annuellement, ou pour 1,5 million de voitures hybrides.
Selon Toyota, la vente de 1,5 million de voitures hybrides réduit les émissions de carbone de 33% de plus que la vente de 28,000 véhicules électriques. En d’autres termes, la société produit un impact environnemental plus positif en vendant bien plus de voitures hybrides essence/électricité qu’elle ne le ferait en vendant beaucoup moins de véhicules électriques tout en fournissant à ses clients des véhicules plus pratiques à des prix plus abordables.
Toyota est également l’un des rares constructeurs à utiliser encore la chimie des piles au nickel/métal hydrure (NiMH) dans un grand nombre de ses produits électrifiés, y compris certaines versions de la Prius hybride, bien que la société propose également la technologie lithium-ion dans certaines versions de la Prius et de la Prius Prime hybride rechargeable. Non seulement les piles nickel-métal hydrure sont-elles moins chères que les unités lithium-ion, mais Toyota a découvert que leur susceptibilité à la dégradation liée à la mémoire, essentiellement dues aux décharges et aux recharges partielles, par rapport au drainage et au remplissage complets de la batterie était moindre que prévu initialement en comparaison aux batteries lithium-ion. La preuve selon Toyota, étant le nombre de taxis hybrides Toyota et Ford utilisant toujours leurs batteries d’origine avec plus de six chiffres sur leur compteur.
Killmann n’a pas fourni de détails concernant ces calculs et on peut difficilement affirmer si cette logique a été créée pour expliquer les offres inexistantes de Toyota concernant les VÉ ou si cela a été planifié depuis toujours dans le cadre d’une approche pragmatique qui risque de nuire à long terme à la réduction des émissions de carbone causés par les véhicules neufs.
Même si Toyota ne vend pas de véhicules tout électriques, cela ne veut pas dire qu’elle ne peut pas en vendre ou manque de moyens pour les produire. On prend simplement les précautions habituelles. Toyota considère toujours la technologie de la pile à combustible à hydrogène comme le véritable avenir de la mobilité, et les véhicules hybrides constituent clairement un pont important vers cet avenir.
Car and Driver
Contribution: André H. Martel

Rabais sur assurance pour voiture électrique!