D’après un important sondage pancanadien, les Canadiens sont d’avis que l’avenir du marché des véhicules domestiques sera défini par les véhicules électriques, et ils espèrent que cela se produira le plus rapidement possible. Voici la TRADUCTION INTÉGRALE des résultats de cette étude, gracieuseté de l’AVÉQ (avec des petits ajouts d’analyse).
C’est la deuxième étude exclusive sur le sujet réalisée par Abacus Data et Clean Energy Canada. Elle se concentre sur l’opinion des Canadiens face à la transformation du marché automobile provoqué par les véhicules électriques. Les résultats révèlent que les Canadiens voient le véhicule électrique comme étant l’avenir du marché des véhicules domestiques. De plus, cette étude révèle que les Canadiens croient et espèrent que le renversement de la position dominante du véhicule à essence se produira rapidement.

La majorité des répondants (64%) affirment que si ça n’en tenait qu’à eux, ils préfèreraient que les voitures électriques deviennent majoritaires.
Le désir de voir les voitures électriques éclipser les véhicules à essence est beaucoup plus grand chez les jeunes et à l’extérieur de l’Alberta, même si la moitié des Albertains, 54% de la génération silencieuse et 46% des électeurs conservateurs affirment tout de même espérer que ça se produise.
Plus encore, 72% des répondants croient que cela se produira de toute façon, à un moment donné.
Cette certitude semble corrélée avec le désir de la transition électrique, et ce peu importe l’âge, la province ou l’allégeance politique. 

Notons que la proportion de Canadiens qui croient «fortement» et «certainement» que les véhicules électriques deviendront la norme est toujours moins grande que le désir de le voir arriver… ce qui indique que les Canadiens croient que l’industrie des transports veut moins qu’eux !

​Un indice qu’il est socialement acceptable de prendre des mesures pour accélérer le pas de cette transition.

​À la question d’estimer dans combien de temps ce changement se produira, 71% prédisent qu’il faudra moins de 15 ans, ce qui comprend les 56% qui affirment attendre ce jour pour dans 10 ans ou moins.

Cette prédiction est distribuée de façon remarquablement uniforme parmi toutes les strates de la population.

S’il n’en tenait qu’à eux, la moitié des répondants croient que le meilleur moment pour que le véhicule électrique supplante la voiture à essence devrait être dans cinq ans et moins, tandis que 79% espèrent que cela se produira dans 10 ans ou moins.
​S’ils achetaient une nouvelle voiture, la majorité des consommateurs canadiens seraient favorables au véhicule électrique. 10% des répondants feraient ce choix de façon certaine, tandis que 14% déclarent qu’ils y serait très favorables. 30% des répondants affirment, quant à eux, avoir besoin de comparer avec le véhicule à essence même s’ils affichent une préférence pour l’électrique.
​L’intérêt des répondants pour les véhicules électriques semble être motivé par plusieurs raisons. Une grande majorité considère la motorisation électrique meilleure pour améliorer la qualité de l’air et diminuer les impacts des changements climatiques. Pour 2 personnes sur 3, le véhicule électrique représente une économie sur les coûts de carburant. 

Les répondants semblent cependant mitigés sur les économies d’entretien, la plus grande fiabilité et le plaisir de conduire qu’on associe au véhicule électrique.

Cependant, à l’inverse, le véhicule à essence n’est jamais perçu de façon plus avantageuse pour chaque critère [36% des répondants à l’impression que le véhicule à essence est plus fiable, 29% qu’il coûte moins cher à entretenir et 26% qu’il est plus agréable à conduire].

Notons cependant, à l’intention des promoteurs du véhicule électrique qui cherchent à mieux cibler leurs interventions:

  • 31% croient le VÉ moins cher à entretenir… contre 29% pour l’essence
  • 24% croient le VÉ plus fiable… contre 36% pour l’essence
  • 24% croient le VÉ plus agréable à conduire… contre 26% pour l’essence
​Parmi les facteurs susceptibles d’influencer la décision d’acheter électrique, la perception d’avoir un nombre suffisant de stations de recharge à disposition arrive bonne première comme vraiment importante. La vitesse de recharge, l’amélioration de l’autonomie liée aux technologies des batteries et les coûts d’entretien ont une influence comparable. 

Dans l’ensemble, l’idée d’avantages fiscaux pour établir une parité entre le prix de la voiture électrique et celui de la voiture à essence semble peser un peu moins lourd dans la balance que les autres facteurs chez les répondants, bien que les différences ne sont pas très significatives (très près ou sous de la marge d’erreur).

​La vaste majorité des répondants soutient les gouvernements qui offrent des incitatifs à l’achat de véhicules électriques, de même que ceux qui investissent dans les infrastructures de recharge publique. 

Moins de 15% s’opposent à l’une ou l’autre de ces mesures, et ce peu importe la province, l’âge ou l’allégeance politique (à l’exception des partisans du Parti Conservateur [PC] et du Parti Populaire du Canada [PPC] qui s’y opposent respectivement à 22% et 27%… ce qui n’est tout de même pas si pire !

CITATIONS

« Les Canadiens sont emballés par les voitures électriques et par la possibilité de réduire à la fois la pollution et leurs coûts de carburant. C’est une solution gagnant-gagnant pour les navetteurs et c’est pourquoi l’intérêt [pour le VÉ] et l’impression d’inéluctabilité [de la transition à venir] ne cessent de croître. De plus en plus de Canadiens veulent opter pour le VÉ comme prochain véhicule, et les gouvernements ont la possibilité de faciliter ce choix en leur offrant des rabais à l’achat ou des incitatifs fiscaux, ainsi qu’en investissant dans les infrastructures de recharge. Le gouvernement fédéral [s’est donné] des objectifs ambitieux, mais réalisables pour mettre plus de voitures électriques sur les routes. Il doit maintenant soutenir le désir des Canadiens d’en arriver là. »

— Dan Woynillowicz, directeur des politiques, Clean Energy Canada

« La première voiture électrique a été inventée avant la Ford modèle T, puis l’évolution [de cette] technologie a stagné pendant une centaine d’années. Mais la convergence des préoccupations concernant les changements climatiques, la qualité de l’air et le sentiment que la technologie est à la fois grandement améliorée et plus abordable suggèrent que le monde devrait se préparer à une accélération remarquable [de la transition vers les] véhicules électriques. Les politiques publiques peuvent jouer un rôle majeur dans le rythme de cette transition, l’investissement dans les infrastructures étant prioritaire dans la liste des choses que les gouvernements peuvent faire. Depuis les vingt dernières années, les sceptiques parient contre l’avenir du véhicule électrique… mais ils se ravisent maintenant. »

— Bruce Anderson, président, Abacus Data

MÉTHODOLOGIE

Le sondage a été mené en ligne auprès de 1 495 résidents canadiens âgés de 18 ans et plus, du 11 au 13 mars 2019.
 
Les répondants invités à répondre au sondage ont été échantillonnés aléatoirement parmi un ensemble de panels de partenaires basés sur la plate-forme d’échange Lucid. Ces partenaires sont généralement des panels d’enquête à double participation, mélangés pour gérer les biais éventuels dans les données provenant d’une source unique.
 
La marge d’erreur probabiliste pour un échantillon aléatoire comparable de la même taille est de +/- 2,45%, 19 fois sur 20. Les données ont été pondérées en fonction des données du recensement canadien afin de garantir que l’échantillon soit représentatif de la population canadienne au regard de l’âge, du sexe, du niveau d’instruction et des régions. 

Les totaux peuvent ne pas correspondre à 100% en raison de l’arrondissement des résultats affichés.


Source :
Clean Energy Canada

Traduction et Analyse : Daniel Rochefort

Rabais sur assurance pour voiture électrique!