Alors que Mercedes-Benz prend des mesures pour transiter vers un avenir électrifié, elle devra d’abord exorciser un fantôme de son passé diésel.

Jeudi dernier, le constructeur automobile a annoncé qu’il verserait 2,2 milliards de dollars pour régler le dossier du scandale sur les émissions de diésel aux États-Unis.

Le règlement fait suite à des réclamations concernant des systèmes de contrôle des émissions sur 250 000 voitures particulières et fourgonnettes diesel Mercedes vendues aux États-Unis. Dans le cadre du règlement, Mercedes doit verser une amende de 1,5 milliard USD à plusieurs organismes gouvernementaux incluant le Département de la justice, le US Customs and Border Protection, le California Air Resources Board et le California Attorney General’s Office.

On doit également ajouter un montant additionnel de 700 millions USD pour régler un recours collectif.

Dans un communiqué de presse, la Compagnie Daimler, le parent de Mercedes, a déclaré qu’elle avait pleinement coopéré avec les autorités américaines et continue de le faire.

Il s’agit de l’étape finale du scandale Volkswagen « Dieselgate », dans lequel le constructeur automobile avait utilisé un logiciel dit « dispositif d’invalidation » pour manipuler les résultats des tests d’émissions aux États-Unis. Cette révélation avait déclenché une vague d’enquêtes sur d’autres constructeurs automobiles vendant des véhicules diésel, ainsi qu’un examen plus approfondi des tests .

Prototype Mercedes-Benz EQS 2021 et concept Vision EQS

À la suite du scandale il a été de plus en plus question d’un passage vers les voitures électriques chez Mercedes, mais jusqu’à présent, l’Europe est clairement la priorité, pas nécessairement les États-Unis.

Bien que la société ait fait un certain nombre d’annonces juste après le scandale du diésel, telles que la création de la sous-marque EQ, le déploiement des véhicules électriques par la société semble se faire à pas de tortues aux États-Unis.

Le multisegment électrique EQC n’a toujours pas été mis en vente ici, bien que la société ait inauguré une usine de batteries en Alabama en 2018.

Pour le moment, Mercedes semble vouloir se concentrer vers le haut de gamme et a laissé entrevoir une berline phare EQS , avec une autonomie de 700 km selon le test européen WLTP, probablement plus proche de 565 km selon l’EPA américain.

Dans les circonstances actuelles, il est peu probable que la compagnie mette en ce moment sur le marché américain un véhicule électrique compact.

Green Car Reports

Contribution: André H. Martel

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