L’électrification des automobiles est le plus grand changement survenu dans l’industrie automobile au cours des 100 dernières années. Mais un récent sondage indique que les Canadiens ont un enthousiasme prudent envers les véhicules électriques (VÉ).
Alors que seulement 4 % des Canadiens possèdent actuellement un VÉ, près de la moitié (49 %) sont plus susceptibles d’acheter un VÉ aujourd’hui qu’il y a un an ou avant la pandémie, selon KPMG dans le cadre de l’enquête sur l’automobile 2022 du Canada. Et 71 % envisageraient d’acheter un VÉ la prochaine fois qu’ils achèteront un véhicule.
 
Mais plusieurs préoccupations les retiennent, incluant le temps nécessaire pour recharger un véhicule électrique aux performances de la batterie en hiver. Bien que l’anxiété liée à l’autonomie soit toujours une préoccupation pour les Canadiens qui envisagent d’acheter un véhicule électrique, cette anxiété est tranquillement remplacée par les problèmes de recharge à mesure que le marché mûrit et que le besoin d’une infrastructure de recharge publique pour les véhicules électriques augmente.
Les grands constructeurs automobiles sont déjà sur la bonne voie pour convertir la majorité de leur production en véhicules électriques dans les années à venir. Selon la dernière enquête mondiale de KPMG auprès des dirigeants d’entreprises automobiles, la production de véhicules électriques par tous les principaux fabricants d’équipement d’origine (OEM) s’accélérera rapidement jusqu’en 2025, ce qui pourrait entraîner la production annuelle de près de 13 millions de véhicules tout électriques et hybrides dans le monde. Si les dépenses en capital sont un indicateur de l’évolution du marché, les équipementiers nord-américains évolueront rapidement. D’ici 2025, General Motors, Ford et Stellantis (anciennement Fiat Chrysler), qui ont tous récemment augmenté leurs budgets d’investissement, devraient collectivement dépenser plus de 92,5 milliards $ USD (116,88 milliards $ CAD) pour le développement de véhicules électriques.
 
Et une plus grande diversité pour les consommateurs automobiles est à l’horizon. Plus de 50 nouveaux modèles électriques devraient être introduits cette année. GM, par exemple, prévoit introduire 20 véhicules électriques d’ici 2023. Ford a récemment annoncé qu’elle doublerait la production de son camion électrique F-150, le véhicule le plus vendu aux États-Unis. Espérons que les efforts de recherche et de développement qui ont précédé la production surmonteront ce qui semble être un décalage entre l’optimisme des équipementiers, l’engagement envers le net zéro et les préoccupations des consommateurs canadiens, dont 79 % disent qu’ils n’envisageront pas d’acheter un VÉ à moins qu’il ne roule pour au moins 400 kilomètres avec une batterie complètement chargée.
Une vision de la recharge des véhicules électriques
 
Plutôt que de pomper des litres d’essence, les propriétaires de VÉ factureront des kilowatts (kW). Le sondage de KPMG au Canada a révélé que 74 % des Canadiens croient que la recharge à domicile leur suffira pour conduire là où ils doivent aller quotidiennement. Mais les deux tiers (66 %) se disent sceptiques quant à la recharge d’un véhicule électrique via une prise électrique domestique ordinaire, ce qui indique que les consommateurs ont besoin de plus d’informations sur la recharge à domicile. De plus, 87 % disent ne pas craindre de rationner l’énergie électrique pour recharger un VÉ, puisque les VÉ consomment de l’énergie comme tous les appareils électroménagers.
 
La recharge à la maison devrait modifier l’évolution du paysage urbain canadien. De nombreux Canadiens qui vivent dans des appartements, des maisons en rangée et des copropriétés n’ont pas de solution immédiate à la recharge à domicile, ils ont donc besoin de pouvoir recharger leur VÉ loin de leur environnement. KPMG a constaté que 85 % des Canadiens s’attendent à ce que les stations-service offrent la possibilité de recharger rapidement les véhicules électriques au cours des cinq prochaines années. Mais les Canadiens veulent aussi pouvoir recharger leur voiture au travail (87 %), dans les centres commerciaux (également 88 %) et dans la rue (63 %).
 
L’autonomie tout électrique (AER) fait référence à la distance qu’un véhicule électrique peut parcourir avec une charge complète, dépendant de la capacité de la batterie, ainsi que de facteurs tels que la météo et la topographie. Un temps extrêmement chaud ou froid déchargera la batterie plus rapidement, tout comme la conduite dans une région montagneuse. Selon les données touchant les véhicules électriques, l’autonomie moyenne de celles-ci est d’environ 315 km, bien que chaque modèle soit différent et que les autonomies s’améliorent à mesure que la technologie progresse. Par exemple, la Nissan LEAF offre actuellement une autonomie comprise entre 270 et 385 km en pleine charge, tandis que Tesla propose une autonomie comprise entre 491 et 614 km. Mercedes-Benz a récemment dévoilé son concept Vision EQXX, une voiture compacte qui, selon l’entreprise, peut parcourir plus de 1 000 km avec une seule charge.

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Environnement Journal

Contribution: André H. Martel

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