Alors qu’il a été démontré scientifiquement, très récemment, que le transport est le principal responsable de l’accélération des émissions de GES à l’échelle planétaire, 43 pays et régions se sont engagés à faire de l’électromobilité un outil de lutte aux changements climatiques dès l’ouverture de la COP-24 à Katowice, en Pologne. Le Canada et le Québec sont aussi signataires de cette déclaration de principe, la «DRIVING CHANGE TOGETHER – KATOWICE PARTNERSHIP FOR ELECTROMOBILITY». Maintenant, la question qui tue : nos élus passeront-ils de la parole aux actes ?
​Avec cette déclaration de principe, les signataires reconnaissent la mobilité électrique comme l’une des avenues clés pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris. Ils s’engagent à appuyer des mesures concrètes pour accélérer la transition vers les véhicules zéro émission (VZE).

Bien que cette déclaration commune soit non contraignante [et formulée dans un langage alambiqué typique des déclarations de principes onusiennes !], c’est néanmoins une bonne nouvelle. En effet, le document tente de rallier plus d’acteurs que jamais autour d’un consensus : l’électromobilité est une des clés pour renverser la vapeur et freiner les changements climatiques.

Les signataires de trouvent à approuver textuellement, ou à réitérer, leur adhésion aux principes d’initiatives précédentes comme :

La déclaration de Paris sur l’électromobilité et le changement climatique (incluant l’Appel à l’action) – COP-21;
L’alliance internationale des véhicules zéro émission – COP-21;
L’alliance pour la décarbonisation des transports (TDA) – GCAS, 2018;
L’«Electric Vehicles Initiative» – Clean Energy Ministerial, 2018;
L’initiative EV100

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L’avis de l’auteur

​Souhaits pour le gouvernement fédéral
Dans le cas du gouvernement du Canada, espérons que la Ministre de l’Environnement Catherine McKenna (qui est présentement à la COP-24) sera de plus en plus sensible à l’importance de décarboniser les transports aux pays, ce qui passe nécessairement par l’électromobilité. Espérons aussi qu’elle deviendra promotrice des actions incontournables que doit prendre son gouvernement pour accélérer la transition vers les transports électriques :

  1. Une loi VZE («ZEV Mandate») à l’échelle nationale;
  2. Un incitatif financier national à l’achat de véhicules électriques (subvention ou remise de TPS… ou les deux !);
  3. L’investissement massif dans un réseau de recharge rapide transcanadien coast to coast, d’est en ouest et du nord au sud;

Étrange que le gouvernement Trudeau n’ait pas encore réalisé à quel point l’électrification des transports au Canada est un projet fédérateur qui pourrait lui permettre de se dégager une marge de manoeuvre dans le catch-22 dans lequel il est actuellement empêtré en matière d’environnement.

Une façon de sortir la tête haute, voir même de sauver son mandat !

Nous pourrions faire du Canada la Norvège d’Amérique du Nord (la Norvège finance en grande partie sa propre transition énergétique grâce à ses revenus pétroliers…)


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Souhaits pour le gouvernement provincial du Québec
​Dans le cas du gouvernement du Québec, la signature de notre Ministre de l’environnement Mme Chassé (elle représente le Québec à la COP-24) est aussi une bonne nouvelle…. c’est du moins un argument de plus pour que le gouvernement Legault maintienne les objectifs d’électrification des transports du gouvernement précédent.

Petite note discordante cependant : Dans son communiqué de presse sur la question, le ministère de l’Environnement réitère sa volonté de maintenir les initiatives amorcées au cours des dernières années pour favoriser l’électrification des transports… SANS TOUTEFOIS MENTIONNER L’AIDE FINANCIÈRE À L’ACHAT DE VÉHICULE ÉLECTRIQUE !!!

C’est un peu inquiétant (voir le communiqué si vous êtes septiques)… le gouvernement Legault s’engage à maintenir pour les prochaines années :

  • la norme VZE; 
  • l’aide financière pour l’installation de bornes de recharge à la maison et au travail; 
  • le développement d’un réseau de bornes de recharge étendu à l’ensemble des régions du Québec; 
  • les avantages liés à la conduite d’un véhicule zéro émission comme le passage gratuit aux ponts à péage;

MAIS ON NE MENTIONNE PAS L’AIDE FINANCIÈRE À L’ACHAT DE VÉHICULE ÉLECTRIQUE, qui est LA principale mesure qui fait du Québec le joueur majeur en électrification des véhicules légers au Canada…

Souhaitons donc que le gouvernement Legault prendra au sérieux sa signature à la COP-24 et maintiendra le programme Roulez Électrique… voire même qu’il le bonifiera pour accélérer davantage la transition vers la voiture électrique.

Souhaitons aussi que le gouvernement Legault profite de son prochain budget pour prendre des mesures supplémentaires qui concrétiseront son engagement à lui (et non seulement réitérer celui de ses prédécesseurs), par exemple :

  • en augmentant l’aide financière aux entreprises québécoises qui fabriquent des véhicules électriques;
  • en faisant des représentations auprès des constructeurs pour qu’ils rendent disponibles davantage de véhicules et de modèles;
  • en accélérant l’électrification des flottes gouvernementales et des flottes de transport scolaire et collectif;
  • en poussant ses ministres à faire le saut vers la voiture électrique;
  • en favorisant davantage l’électrification des taxis;
  • en maintenant le programme de subvention aux voitures usagées;
  • etc;

Allez M. Legault, les québécois ont été sages cette année…



Cliquer ici pour modifier.

Rabais sur assurance pour voiture électrique!

Le tout dernier épisode de la baladodiffusion officielle de l’AVÉQ – Silence, on roule , est maintenant disponible pour écoute et téléchargement
BYD ne s’installera pas en Ontario, un MÉGA station de 44 postes de recharge pouvant charger 4000 VÉ en Allemagne, le pick-up Rivian RIT sera un tournant pour ce type de véhicule, Chevrolet met fin à la production de la Volt, la Colombie-Britannique pourrait dire bye-bye à l’essence et le diesel et ce, dès 2040, Le Canada est le 4ème marché mondial pour la Nissan LEAF, Mitsubishi a un succès inégalé avec ses Outlander PHEV, on parle de pneus d’hiver pour les voitures électriques.  A voiture électrique 101 : Est-ce qu’un VÉ va aussi vite qu’une voiture à essence?
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​>> Écouter l’épisode ici, sur le site de l’AVÉQ

​>> Page archive des baladodifusions


Rabais sur assurance pour voiture électrique!

Ressources Naturelles Canada inaugure la 100e borne de recharge rapide financée à travers son programme «Initiative pour le déploiement d’infrastructures pour les véhicules électriques et les carburants de remplacement»

Photo Kristy Duncan

​La ministre des Sciences et des Sports Kirsty Duncan a célébré ce moment en inaugurant la station de recharge rapide FLO du Centre Eaton Cadillac Fairview de Toronto (au nom du ministre des Ressources naturelles du Canada, Amarjeet Sohi).

​La station de recharge du Centre Eaton de Toronto fait partie des 15 bornes de recharge rapides du réseau FLO déployées dans les centres commerciaux Cadillac Fairview en Ontario, au Québec, au New Brunswick et au Manitoba.


Pour Travis Allan, Vice-président aux Affaires publiques chez FLO, «Cette collaboration entre Cadillac Fairview, FLO et Ressources naturelles Canada, qui s’inscrit dans le cadre d’un programme avant-gardiste du Canada visant à faciliter le déploiement d’infrastructures de recharge, montre bien ce qu’il est possible de réaliser quand les pouvoirs publics et les dirigeants de l’industrie s’entendent pour soutenir l’adoption des véhicules électriques et l’offre de solutions de transport plus vertes». 

D’après Ressources Naturelles Canada, il y aurait à l’heure actuelle 653 bornes de recharge rapide publiques au Canada réparties dans 485 stations de recharge [en excluant les 26 stations supercharger Tesla].

L’avis de l’auteur

L’investissement dans le réseau de recharge rapide à travers le Canada est un excellent programme qui favorise la transition vers des transports décarbonisés au Canada. Chaque jalon de cette aventure doit être célébré.

On devrait cependant se questionner sur l’amalgame douteux que le gouvernement s’entête à faire entre le transport électrique, la filière hydrogène et l’utilisation du gaz naturel en transport. Lorsque le gouvernement annonce une enveloppe de 182,5 millions de dollars dans les «infrastructures pour les véhicules électriques et les carburants de remplacement», l’électrification des transports ne représente qu’une part infime de l’enveloppe. C’est pratiquement du Green Washing…  

Il est pourtant clairement démontré par les spécialistes que le gaz naturel n’est pas du tout une solution pour améliorer le bilan d’émissions de GES du Canada. Au contraire, il rivaliserait avec le charbon lorsqu’on tient compte de son cycle de vie (incluant les émissions fugitives durant des décennies des puits de fracturation).

C’est même encore pire pour l’hydrogène, qui est tiré à 95% du gaz naturel. D’autant plus que la filière hydrogène est loin d’être technologiquement mature (contrairement aux véhicules électriques et au gaz naturel). Cette filière nécessite donc des investissements colossaux pour son développement et son déploiement… investissements qui siphonnent de précieux fonds qui devraient être investis dans la décarbonisation de nos transports (qui passe inévitablement par l’électrification).

Le gouvernement canadien devrait plutôt voir l’évidence : un investissement massif dans les transports électriques au Canada serait une incroyable opportunité de décarboniser l’un des principaux secteurs émetteurs de GES. Ce serait même une l’occasion de concilier la délicate tâche de décarboniser le secteur de la production d’énergie (qui, j’en conviens, n’est pas pour demain et est source de tension dans tout le pays) avec nos engagements internationaux à lutter contre les changements climatiques.


Sources:
Newswire
Flo/Addenergie
Ressources Naturelles Canada

Auteur : Daniel Rochefort
Les opinions exprimées dans ce texte n’engagent que l’auteur

Rabais sur assurance pour voiture électrique!

Il est indéniable que les voitures autonomes vont changer profondément notre façon de voyager et de travailler. Mais des chercheurs américains soulignent que la voiture autonome pourrait avoir un impact aussi grand sur un autre aspect de nos vies : notre vie sexuelle. En fait, c’est même l’industrie du sexe qui va être transformée.
​Le journaliste Mark Wilson s’est intéressé récemment à ce dossier en lisant la revue scientifique Annals of Tourism Research. Dans un article très sérieux (qui mériterait tout de même un prix Ig-Nobel), le professeur Scott Cohen (Université Surrey) et la Docteur Debbie Hopkins (Université Oxford) concluent que l’excitante p’tite vite en voiture pourrait devenir affaire courante puisque le véhicule autonome risque de devenir essentiellement une chambre à coucher sur roues.

«Notre hypothèse de départ était que le véhicule autonome deviendrait une forme de compétition pour les hôtels et les restaurants. Les gens vont dormir dans leur véhicule, ce qui devrait avoir une incidence sur les hôtels et les motels en bordure des routes. De façon similaire, les gens mangeront dans leur véhicule au lieu d’arrêter au restaurant» selon le professeur Cohen. Cette hypothèse a conduit les deux chercheurs à se demander, en plus de dormir et de manger, que feront les utilisateurs d’une voiture une fois libérés de la fastidieuse tâche de conduire ? Le sexe s’est rapidement imposé ! 

Vous croyez que c’est complètement farfelu ? Ce n’est pas ce qu’observait déjà en 2016 la journaliste Sophie Curtis du Mirror, alors qu’elle rapportait les notes transmises au ministre des Transports Marc Garneau concernant des observations de conducteurs de Tesla engagés dans des activités lubriques sur l’autopilote !!!
 
Les chercheurs américains dressent, pour leur part, un portrait assez vaste des transformations de l’industrie touristique (c’est leur spécialité) qui seront induites par la généralisation du véhicule autonome. Mais la plus surprenante est la révolution de l’industrie du sexe qu’ils prévoient pour autour de 2040… peut-être même avant. Ce sera particulièrement vrai dans les juridictions où la prostitution est légalisée… mais d’après M. Cohen, «nul besoin de légaliser la prostitution pour qu’elle se transporte dans la voiture autonome. La voiture est déjà le lieu d’une foule d’activités illégales.»

Le professeur Cohen souligne d’ailleurs qu’il faudrait encourager des chercheurs d’autre disciplines à se pencher sur le sujet : des impacts seront inévitables, pour les travailleuses du sexe elles-mêmes et leur sécurité, d’un tel transfert éventuel de l’industrie du sexe dans les voitures autonomes.

Dans toute cette réflexion sur l’utilisation de la voiture autonome, il n’y a pas que le fait que les conducteurs auront le loisir de s’adonner à d’autres activités. C’est aussi que le véhicule autonome lui-même est le lieu idéal pour certaines activités… dont le sexe! Ces véhicules seront intimes et très confortables, à mille lieues de la banquette arrière d’un vieux T-Bird ! Les manufacturiers ne manqueront sûrement pas d’exploiter cette caractéristique : le sexe est très vendeur après tout…

Elon Musk y est même allé de l’annonce d’un «mode romantique» (Romance Mode) dans un tweet amusant le 29 novembre ! [Notez la graphie Tesla S/3/X…]


Sources:
Fast Company
Mirror
Beebom

Auteur : Daniel Rochefort

Rabais sur assurance pour voiture électrique!

Tesla commence l’installation de son réseau Trans-Canada tant attendu. Le Canada pourra enfin être traversé d’un océan à l’autre en voiture électrique… du moins en Tesla ! Étrange que notre gouvernement fédéral ne réalise pas l’opportunité d’un tel projet fédérateur, vert et innovant!
Certains diront «les amaricains, y’l’ont l’affaire»
Il semble en tout cas que ça s’applique aux gens de Tesla !

Dans le cadre de son dernier plan d’expansion, Tesla commence enfin à construire le réseau de recharge rapide qui doit couvrir l’autoroute Transcanadienne d’un océan à l’autre. D’après Fred Lambert de Electrek, six permis de construire ont été obtenus en Ontario, Manitoba et Saskatchewan.
​(source : Supercharge.info)

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​Les cyniques souligneront que c’est une promesse qui date de deux ans. Mais ça prend tout de même une bonne dose de courage, de la part du constructeur automobile, de couvrir des régions avec une si faible densité de population. De surcroit dans des provinces qui n’encouragent même pas l’électrification des transports ! Ces stations seront difficilement rentables (du moins à moyen terme) et ne se justifient que par le côté visionnaire et engagé de la compagnie.

Pendant ce temps, dans le réseau de recharge public…

Par opposition, les propriétaires de véhicules électriques d’autres marques que Tesla ne peuvent qu’espérer galérer d’une borne 240v à l’autre… une aventure épique sur plus de 2500 km ! En effet, le Canada reste un véritable désert de recharge rapide entre Sault-Sainte-Marie (Ontario) et Medicine Hat (Alberta), avec une petite oasis à Winnipeg.

Nous attendons toujours le lancement du projet de BRCC publiques sur la Transcanadienne (34 stations) annoncé en juillet 2017 par le ministre des Ressources naturelles du moment, Jim Carr. Un projet de 17,3 M$ dans lequel Ottawa s’est engagé à injecter 8 M$… pour couvrir uniquement le Manitoba et l’Ontario !


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Le désert de recharge rapide qui sépare l’est et l’ouest du Canada (source : ChargeHub)

L’avis de l’AVÉQ

Bravo Tesla, et merci de travailler à transformer le paysage canadien du VÉ. Une chance que nous vous avons !
Thank you sincerely, Elon Musk and your team !

—-

D’un autre côté, qu’est-ce qui ne va pas à Ottawa ?
On dort au gaz ? 
On a pas encore compris que la transition vers l’électrification des transports est déjà commencée ?

Pendant qu’on tente de concilier les pipelines et le «plan pour atteindre nos engagements de réduction de GES», personne ne semble réaliser au gouvernement fédéral l’opportunité rassembleuse et fédératrice d’une autoroute Transcanadienne VERTE «Coast to coast».

Tesla, eux, semblent l’avoir compris, pourtant !​ 

Nouvelle de dernière minute
Il semble que la ministre Kirsty Duncan (Ministre des Sciences et des Sports) va faire une annonce importante à propos du réseau canadien de recharge de véhicules électriques, au nom du ministre des ressources naturelles Amarjeet Sohi
Nous allons être suspendus à vos lèvres, chère Mme Duncan !

Rabais sur assurance pour voiture électrique!

Les annonces de mise en service de nouvelles bornes de recharge rapide se multiplient au Québec depuis quelques semaines… et ça ne fait que commencer ! Voici quelques détails sur les projets du Circuit Électrique pour accélérer la transition vers la voiture électrique.

PhotoRÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE DES BORNES AU COURS DES 18 PREMIERS MOIS DU PROJET (Hydro-Québec Distribution, 2018)

Au 31 juillet 2018, le réseau Circuit-Électrique d’Hydro-Québec comptait 110 bornes de recharge BRCC [c’est maintenant 124 en date 31 octobre]. Dans son plan déposé à la Régie de l’énergie au mois d’août, notre société d’État propose d’ajouter 154 BRCC sur 83 sites en 18 mois ! Au printemps 2020, le réseau Circuit électrique devrait donc compter près de 264 BRCC !

L’averse d’annonces devrait être particulièrement intense au printemps 2019. Dans les six premiers mois du programme, c’est près de 50 BRCC qu’on prévoit s’ajouter au réseau.

Parmi les 154 nouvelles bornes promises dans les 18 premiers mois, une quarantaine sera installée le long du réseau autoroutier, sur une dizaine de sites. De plus, un accent sera mis sur la grande région de Montréal avec 38 BRCC. L’idée est de favoriser la recharge en milieu urbain, à la fois pour les électromobilistes n’ayant pas accès à un stationnement privé, ainsi que de répondre à la demande de bornes rapides dans la région la plus peuplée du Québec.


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PLAN DE DÉPLOIEMENT DES BRCC (Hydro-Québec Distribution, 2018)

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Un déploiement proactif : devancer la demande

Les gens d’Hydro-Québec font de l’accroissement du nombre de VÉ la source de financement de l’opération. C’est qu’on espère répondre de façon la plus optimale possible à la cible de 300 000 VÉ en 2026. En plus d’investir dans le réseau de recharge, on investit donc déjà dans les outils qui permettront d’anticiper les besoins des consommateurs pour s’assurer que le réseau réponde avec une longueur d’avance à l’expansion du parc de véhicules.

Selon le plan soumis à la Régie de l’énergie, Polytechnique Montréal a reçu la commande de développer un outil de localisation des sites à privilégier. Grâce à un algorithme spécialement développé pour Hydro-Québec, on pourra confirmer les meilleurs emplacements pour l’installation des futures BRCC. L’outil permettra un ajustement des prévisions en temps réel en tenant compte du portrait des électromobilistes québécois, des habitudes de déplacement, de la densité de population et de l’évolution des ventes de VÉ par régions.


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Le déploiement rigoureux du réseau utilisera aussi l’information recueillie dans le cadre du programme Charge the North, une initiative de la firme FleetCarma financée par Ressources naturelles Canada. Les données réelles d’utilisation des véhicules électriques sont recueillies par l’entremise d’un système de diagnostic embarqué (installé à même la voiture). La collecte de données se terminera le 31 mars 2019. À ce jour, sur environ 800 participants au programme, plus de la moitié proviennent du Québec.

​Un réseau évolutif

Dans son plan soumis à la Régie de l’énergie, Hydro-Québec souligne que les sites choisis offriront une flexibilité d’accueil et de configuration. Les sites simples pourront facilement accueillir une deuxième borne au besoin à une fraction du prix initial d’installation. Les sites seront également conçus dès l’origine avec des équipements permettant l’installation de bornes plus puissantes. On donne l’exemple de la possibilité de remplacer deux bornes de 50 kW par une borne de 100 kW dans une Superstation de quatre bornes.

Circuit Électrique mettra aussi en place, dès 2019, un banc d’essai permettant de tester les nouvelles technologies. Celui-ci consistera en l’installation, sur un site de test, de plusieurs types de bornes, de différents manufacturiers et de puissances variables. Ces tests permettront de collecter de l’information sur les types de recharge en fonction de la puissance de la batterie du véhicule, en plus de tester la qualité des produits et leur adaptation aux conditions climatiques québécoises, avant leur déploiement. Hydro-Québec sollicitera les électromobilistes du Circuit électrique pour participer à ces tests ou à d’autres projets pilotes.

PhotoMme France Lampron, directrice, électrification des transports chez Hydro-Québec (Photo archives Le Manic)

​L’avis de l’AVÉQ

Nous nous préparons bien sûr avec joie à cette avalanche d’annonces concernant le réseau de recharge rapide québécois. Mais nous sommes impatients de constater la rigueur de ce déploiement alors que des régions sont toujours laissées pour compte et que les électromobilistes commencent à se bousculer de plus en plus souvent aux bornes. L’AVÉQ a beau déployer des trésors d’imagination pour entretenir la courtoisie et la fraternité dans la communauté des électromobilistes, certaines stations de recharge sont parfois victimes de leur succès avec une clientèle de plus en plus nombreuse.

Souhaitons aussi qu’Hydro-Québec soit sensible à ajuster ses prévisions si les objectifs de nombre de bornes nécessaires se révèlent insuffisants. Nous sommes parfaitement conscients que, pour des raisons d’acceptabilité sociale (et de calcul politique), l’exclusion d’un impact sur les tarifs d’électricité est importante, mais il faudrait aussi garder en tête le caractère encore plus primordial de l’électrification des transports dans un contexte de transition énergétique et de lutte aux changements climatiques.

Nous espérons donc que le scénario d’Hydro-Québec sera tout sauf rigide, et que notre société d’État mettra tout en oeuvre pour suivre l’évolution du marché automobile quoiqu’il arrive. Rappelons que certains experts entrevoient une disruption possible du marché entre 2025 et 2030, ce qui signifierait une électrification totale sur les routes québécoises en quelques années seulement alors que le VÉ deviendrait dominant au chapitre des ventes.

Reste que ce plan est particulièrement réjouissant, ne serait-ce qu’en raison de la dépolitisation du dossier qu’il représente.

Ce plan représente aussi une occasion unique de développer une expertise toute québécoise dans ce domaine, qui sera exportable pour aider d’autres pays à s’adapter à l’inévitable transition vers l’électrification des transports. Voilà un leadership de plus que notre société d’État nous permettra de développer au niveau international.



Rabais sur assurance pour voiture électrique!

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Cette semaine à Fully Charged, Jonny Smith nous présente la Hyundai Kona Electric, un véhicule prochainement disponible au Québec qui serait la nouvelle star des VÉ avec une autonomie et une efficacité inégalé.

Ne vous fiez à aucun autre chroniqueur automobile qui aurait fait un essai routier de quelques heures avec la Kona. Ici on a droit à un vrai essai routier de 1,638 kilomètres avec de multiples recharges rapides à 50 kW à travers plusieurs pays d’Europe. Fait à noter, on sait qu’avec un chargeur à 100 kW la Kona accepte 70 kW de puissance jusqu’à environ 50%.

Avec beaucoup d’autoroute et peu d’écoconduite, Jonny remarque que le véhicule offre une efficacité de 8 km par kWh d’énergie ce qui est absolument exceptionnel. Au niveau des dimensions, le véhicule est de même gabarit que la LEAF 2018, mais son coffre arrière n’offre pas autant d’espace de chargement. Les garnitures intérieures sont de qualité acceptables, et s’apparentent à la majorité des véhicules  à essence. Mais le poids du véhicule similaire à ces derniers même avec une batterie de 64 kWh à bord, une série de boutons bien placés pour accéder au systèmes de divertissement ou de chauffage, un système d’assistance au maintien de trajectoire compétent, des sièges chauffés ainsi que ventilés, les trappes d’air qui s’ouvrent et se ferment à l’avant du véhicule selon les besoins additionnels de refroidissement ou d’efficacité aérodynamique sont autant de détails qui démontrent à quel point Hyundai ont conçu intelligemment ce véhicule, pour un prix somme toute fort abordable. Au Canada, le prix n’a toujours pas été décidé mais on le souhaite compétitif avec la Chevrolet Bolt.

En visionnant le reportage, ceux qui ont pré-commandé le véhicule en seront encore plus excités. Pour les autres qui songent à changer leur prochain véhicule pour une électrique, la Kona Electric semble être un choix judicieux et représente fièrement la 2e génération de VÉ (400+ km) à venir sur le marché.


Contributeur: Simon-Pierre Rioux


Rabais sur assurance pour voiture électrique!

Alors que l’empreinte environnementale de la fabrication des voitures électriques suscite la controverse ici et ailleurs, une firme québécoise a développé LA solution pour recycler à l’infini les batteries au lithium-ion… ce qui promet d’éliminer les dernières objections à l’électrification des transports !

Charles Gagné-Bourque, ingénieur en procédés chimiques, et Benoit Couture, président de Seneca et de Recyclage Lithion

Le nouveau procédé hydrométallurgique breveté par Recyclage Lithion permet de recycler 95% des composants et de les réincorporer dans la fabrication d’autres batteries. De l’économie circulaire, quoi !

Cet ambitieux projet est supporté par un consortium formé de 

  • Seneca : idéateur du projet, concepteur du procédé et constructeur de l’usine-pilote;
  • Le Centre d’études des procédés chimiques du Québec du Collège de Maisonneuve (CEPROCQ) : le «lab» de Lithion. Les ingénieurs de Seneca y font leurs manipulations chimiques;
  • Le Centre d’excellence en électrification des transports et stockage d’énergie (CEETSE) : on y commercialise des technologies d’Hydro-Québec protégées par 800 brevets. Le CEETSE est responsable de la qualification des produits de Lithion et de la validation des résultats.
  • Appel à Recycler : le programme de recyclage de piles le plus important au Canada. Ils fourniront la matière première de l’usine pilote, les batteries à recycler.

Selon M. Benoit Couture, président de Seneca et de Recyclage Lithion, les procédés de recyclage des batteries lithium-ions visaient jusqu’à maintenant à résoudre un problème de gestion des déchets, pour réduire le volume et la dangerosité de cet encombrant rebut. Créer de la valeur semblait hors de portée.

C’était avant l’arrivée de Seneca dans le domaine…

«Nos objectifs initiaux étaient de valoriser les matériaux des batteries avec un impact minimal sur l’environnement, en plus d’être rentable… donc un procédé qui n’aurait pas besoin d’écofrais ni de subventions» affirme M. Couture.

Partis d’une page blanche, les experts de Seneca se sont donné le défi de résoudre la quadrature du cercle avec un cahier des charges sans compromis… et ils ont réussi ! 

  1. Traite tous les types de batteries lithium-ion;
  2. Traite de manière sécuritaire les piles chargées;
  3. Ne génère aucun effluent liquide;
  4. Requiers peu de réactifs, ce qui diminue l’impact environnemental;
  5. Revalorise 95% des composants de la batterie de façon écologique et économiquement viable;

Selon Charles Gagné-Bourque, ingénieur en procédés chimiques, les matériaux purifiés et revalorisés ont une pureté de «grade batterie» parfaitement utilisable par les fabricants :

  • Carbonate de lithium
  • Cobalt
  • Graphite
  • Hydroxyde de nickel
  • Oxyde de manganèse

Les plastiques, fer, cuivre et aluminium sont séparés pour recyclage dans les filières traditionnelles.

Grâce à Recyclage Lithion, il sera maintenant possible de réaliser le rêve d’une batterie entièrement faite de matériaux recyclés !

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Illustration de véritables produits tirés du procédé de Recyclage Lithion à partir de piles Tesla illustrées (sauf le cobalt et l’oxyde de manganèse pour des questions de secret industriel) – Daniel Rochefort

En activité dès 2020
L’usine-pilote de Recyclage Lithion est un projet de 12 millions $. C’est un projet tellement prometteur que Technologies du développement durable Canada (TDDC) y a investi 3,8 millions $. L’usine-pilote sera installée dans la région de Montréal. La construction durera une année et l’usine sera en activité durant 2 ans, le temps de perfectionner et de valider l’opération industrielle et de qualifier les produits auprès des clients potentiels. Cette usine-pilote aura la capacité de traiter jusqu’à 200 tonnes de batteries par année, fournies par Appel à Recycler.
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Schéma de l’usine pilote – Recyclage Lithion

Usine de première génération
Une usine commerciale de première génération devrait ensuite voir le jour au Québec, avec une capacité de traiter près de 2000 tonnes par année, suivi d’un déploiement d’usines commerciales d’une capacité de 10,000 tonnes par année ! D’après M. Couture, de telles usines de recyclage devront idéalement être proches des marchés automobiles pour diminuer le transport et la manipulation des batteries. Il estime qu’il serait raisonnable d’envisager une dizaine d’usines en Europe et en Amérique du Nord. Il est indéniable que le procédé intéressera aussi les autres marchés, particulièrement le marché asiatique.

Recyclage Lithion devrait tirer des revenus conséquents des droits de propriété intellectuels associés à son procédé déjà breveté, ce qui rejaillira sur l’économie québécoise. 

Recyclage Lithion prévoit construire la première usine de 10 000 tonnes par année au Québec, compte tenu des objectifs d’électrification du Gouvernement du Québec.  Cette usine desservira le marché régional, qui pourrait s’étendre à l’Est du Canada et même plus.

L’Avis de l’AVÉQ
La perspective de boucler presque entièrement le cycle de vie des batteries des voitures électriques est une très bonne nouvelle qui va donner des ailes à l’électrification des transports. En effet, l’argument de la pression sur les ressources métalliques devient ainsi moins préoccupant. De même, ce bouclage de la vie des matériaux pourrait réduire la spéculation autour des métaux, ce qui pourrait faire baisser le prix des véhicules électriques et en accélérer le déploiement.

Il est particulièrement excitant que cette technologie soit développée au Québec, qui se positionne davantage comme une acteur majeur de l’électrification des transports. Nous espérons que les Gouvernements québécois et canadien assureront le déploiement de cette filière d’économie circulaire ici, au Québec avec une transition massive vers la voiture électrique. 

Après le recyclage, peut-être pourrions-nous développer une filière de la fabrication de batteries 100% québécoises, voire même des batteries exemplaires à haut contenu recyclé. Ça aurait beaucoup de sens puisque les principaux impacts environnementaux de la fabrication des batteries proviennent de la source d’énergie électrique utilisée. Le Québec serait donc l’endroit idéal pour fabriquer des batteries avec l’empreinte écologique la plus basse qui soit.


Auteur : Daniel Rochefort

Rabais sur assurance pour voiture électrique!

Le gouvernement Legault a annoncé, dans son Énoncé sur la situation économique du Québec, l’injection de 20,7 millions de dollars supplémentaires dans le programme d’incitatifs à l’achat de véhicules électriques pour couvrir la demande d’ici le 31 mars 2019. Par le fait même, le projet pilote favorisant l’acquisition de véhicules électriques d’occasion est reconduit jusqu’au 31 mars 2018.
Avec cette mise à jour, les acteurs de l’électrification des transports peuvent souffler un peu : le gouvernement s’adapte au fait que la demande de rabais pour l’acquisition de véhicules électriques neufs dans le cadre du programme Roulez électrique a crû rapidement au cours des derniers mois. Le programme est victime de son succès et on craignait même un épuisement possible des fonds d’ici la fin de l’année.

Comme le démontre le tableau suivant tiré du document Le point sur la situation économique et financière du Québec – Automne 2018, le gouvernement Legault souhaite éviter tout impact sur la demande grandissante pour les voitures électriques en subventionnant l’achat d’environ 3350 VÉ de plus dans les trois premiers mois de 2019, dont plus de 730 voitures usagées.

​Le gouvernement compte entreprendre une réflexion d’ici le prochain budget quant aux paramètres du programme Roulez électrique, au montant de l’aide à verser et aux types de véhicules visés. Même chose pour le projet pilote pour l’acquisition de véhicules d’occasion alors qu’il est déjà prévu qu’un bilan sur l’efficacité du projet pilote sera effectué dans les prochains mois.

L’avis de l’AVÉQ

Nous ne pouvons que saluer cette nouvelle. En effet, l’inquiétude planait chez les automobilistes intéressés par la voiture électrique à propos de la disponibilité des rabais à l’achat de voitures électriques dans les prochains mois.

Nous prenons note que le gouvernement Legault annonce ce financement supplémentaire dans le cadre de la «POURSUITE DES EFFORTS POUR LUTTER CONTRE LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES». De plus, le gouvernement continue d’appuyer dans son énoncé économique la cible de 100 000 véhicules électriques sur les routes du Québec d’ici 2020, en précisant que le programme Roulez électrique est un des principaux leviers pour atteindre cette cible.

Il y a donc peu d’inquiétudes à avoir sur l’avenir du programme sous ce nouveau gouvernement… bien qu’il faille demeurer vigilants. 

Il serait cependant bien que notre nouveau gouvernement s’engage à plus long terme dans le financement des mesures d’électrification des véhicules routiers, contrairement à l’administration précédente qui ne s’y engageait qu’au compte-gouttes, annuellement. Les acteurs de l’industrie québécoise et du marché de l’automobile ont besoin d’engagement à plus long terme pour voir venir et sécuriser leurs investissements.  

Nous en aurons le coeur net lors du dévoilement du prochain budget en mars 2019… c’est un rendez-vous !


Rabais sur assurance pour voiture électrique!

Récemment, certains articles ont remis en question l’intérêt pour les consommateurs de faire la transition vers les voitures électriques pour des raisons écologiques et de santé, ceux-ci allant même jusqu’à affirmer que les voitures électriques pouvaient s’avérer plus polluantes que les voitures à essence. 
 
Or, c’est faux.
Considérant l’importance des enjeux, nous désirons remettre le tout en perspective.

Quel que soit le mode de transport terrestre que nous utilisons, qu’il soit électrique, à essence, individuel ou collectif, moins nous roulons, moins nous polluons. Se passer d’une voiture est bien évidemment l’idéal. Mais pour les gens qui ont réellement besoin d’une voiture, mieux vaut que celle-ci soit électrique. 
 
Climat : La crise climatique est l’une des principales raisons pour lesquelles la voiture électrique constitue un choix avantageux. En effet, la première source d’émissions de GES du Québec, de l’Ontario et des États-Unis est maintenant le secteur des transports. Au Québec, celui-ci représentait 43 % des émissions totales de GES en 2016. Pendant que les émissions de GES des autres secteurs (industriel, commercial, des déchets, de l’agriculture, etc.) stagnaient ou diminuaient, les GES des transports routiers québécois augmentaient de 52,3 % entre 1990 et 2016. Or le Québec vise une diminution de nos émissions de GES de 20 % d’ici 2020 et de 37,5 % d’ici 2030 par rapport à celles de 1990.
 
Durant son cycle de vie complet, les émissions de GES d’une voiture électrique seront environ 65% plus basses sur 150 000 km et 80% plus basses sur 300 000 km au Québec. Dans les régions où la production d’électricité est moins propre, cette différence est moindre, mais n’en demeure pas moins réelle comme le confirme le Département américain de l’Énergie qui conclut qu’il est préférable de se déplacer en voiture partiellement ou entièrement électrique qu’en voiture équivalente à essence … dans 50 états sur 50.
 
Électricité VS pétrole 
 
La production d’électricité ne cesse de se « verdir » en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde. Si au Québec, nous en sommes déjà à 99% d’électricité renouvelable, les émissions de GES de la production d’électricité ont diminué de 54% dans l’état de New York et de 87% en Ontario entre 1990 et 2015. En Alberta, le gouvernement prévoit que toutes leurs centrales au charbon seront fermées d’ici 2030. 
À contrario, la production pétrolière devient de plus en plus sale. En 2018, près du 2/3 de la production pétrolière canadienne provenait des sables bitumineux. Aux États-Unis, le pétrole de schiste représentait 51% de la production totale de pétrole en 2015. Or, ces 2 types de pétrole émettent beaucoup plus de GES et de pollution atmosphérique que le pétrole conventionnel… et leur production est en constante augmentation.
 
En 2017, près de 80% du pétrole consommé au Québec venait des États-Unis et du Canada… ce qui se traduit par une part croissante de pétrole non conventionnel dans nos voitures à essence.
 
Pollution atmosphérique et santé : Du point de vue de la santé, une analyse environnementale de l’un et l’autre mode (essence vs électrique) doit tenir compte de la toxicité humaine et des coûts de santé dus aux polluants émis par les véhicules fossiles. On devrait considérer dans une analyse exhaustive du cycle de vie les coûts et impacts du véhicule fossile dans une partie importante des 36 milliards de dollars en soins de santé et invalidité au Canada dus à la pollution atmosphérique, laquelle vient majoritairement du transport routier,… sans oublier les 21 000 mortalités prématurées annuelles.
 
Dans les méfaits d’un milieu pollué, particulièrement près des voies routières denses, on relève troubles d’apprentissage et asthme chez les enfants; fibrose pulmonaire, cancer et maladie cardiaque chez les boomers et démence accélérée chez les ainés. 
 
Partout où la pollution atmosphérique a diminué, on a invariablement mesuré une baisse de maladies et de mortalités prématurées. Pour ceux qui ne peuvent se départir d’un véhicule, mieux vaut que celui-ci soit électrique pour cesser de respirer du smog.
 
« Métaux rares » : On retrouve des métaux dits « rares » dans l’industrie pétrolière, les systèmes antipollution des voitures à essence, de nombreux petits moteurs et appareils électroniques tels que des lève-glaces, des cellulaires, des ordinateurs et des téléviseurs. Certains moteurs de certains modèles de véhicules électriques en utilisent, mais pas tous. Fait à noter, il n’y a pas de métaux rares dans les batteries de voitures électriques
 
Cycle de vie et recyclage… des batteries: Les batteries de voitures électriques sont conçues pour durer très longtemps (200 000 à 500 000 km, selon les technologies) et peuvent être ensuite utilisées comme batteries stationnaires en 2evie. Pour sa 3evie (le recyclage) les choses évoluent rapidement. Prenons pour exemple le consortium composé d’entreprises québécoises et d’Hydro-Québec qui pourra recycler jusqu’à 99% des composantes de la batterie, dont le lithium, le cobalt et le graphite. Cette longue espérance de vie couplée à son recyclage signifie que l’utilisation de ressources minérales ainsi que l’empreinte écologique de la batterie sera beaucoup moindre qu’on l’aurait cru il y a à peine 5 ans.  Quant à l’utilisation de métaux controversés tels que le cobalt, celle-ci est en constante diminution et devrait bientôt être à peu près éliminée. 
 
Économie
 
En 2016, le déficit commercial du Québec était de 6,4 milliards… pendant que nos importations d’hydrocarbures s’élevaient à 7,5 milliards. Ainsi, plus nous diminuerons nos importations d’hydrocarbures pour les remplacer par l’utilisation de notre électricité renouvelable, mieux se portera l’économie du Québec. 
 
 
Une partie de la solution
Nous ne prétendons pas que la voiture électrique est parfaite ou qu’elle représente LA solution. Cela dit, elle demeure une dessolutions incontournables pour diminuer notre empreinte écologique ET améliorer notre santé, en combinaison avec une réelle priorisation du transport collectif (qui sera de plus en plus électrique), du transport actif, du duo covoiturage/auto partage (qui peut très bien être électrique)… et du télétravail.
Il ne faut donc pas opposer la transition vers les véhicules électriques aux autres solutions en matière de mobilité durable. 
Il faut plutôt les additionner et les combiner intelligemment.
Signataires de cette lettre ouverte :

  • Karim Zaghib (directeur du centre d’excellence en électrification des transports et stockage d’énergie de l’IREQ, nommé  un des scientifiques les plus influents du monde en 2015, 2016 et 2017  )
  • France Lampron, directrice électrification des transports, Hydro-Québec
  • Daniel Breton, ancien ministre de l’environnement, coauteur du livre « L’auto électrique… et plus! »
  • Catherine Kargas, présidente du conseil d’administration, mobilité électrique Canada
  • Pierre Langlois, physicien, auteur de nombreux articles et ouvrages sur l’électrification des transports 
  • Dr. François Reevescardiologue d’intervention, CHUM, professeur agrégé de médecine avec affiliation à l’École de santé publique, UdeM. 
  • Catherine Morency, professeure, titulaire de la Chaire Mobilité, Polytechnique Montréal
  • André St-Pierre, directeur général, InnoVÉÉ
  • Sarah Houde, directrice générale, Propulsion Québec
  • Simon-Pierre Rioux, président, association des véhicules électriques du Québec (AVÉQ)
  • Patrick Bonin, responsable campagne climat-énergie, Greenpeace
  • Karel Mayrand, directeur général, fondation David Suzuki Québec et Atlantique
  • André Bélisle, président, association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA)
  • Christian Simard, directeur général, nature Québec
  • Sylvain Juteau, président, Roulezelectrique.com
  • Stéphane Pascalon, président, Club Tesla Québec
  • Mario Langlois, président, Coalition zéro émission Québec
  • François Boucher, initiateur de la pétition en faveur de la loi VZÉ

Rabais sur assurance pour voiture électrique!